PROGRAMME « AVANCÉS »

La Forme longue Yang , une fois mémorisée avec l’appui de nombreux exercices, est reprise et perfectionnée par l’apprentissage de “principes internes” portant sur des aspects mécaniques, respiratoires et énergétiques dont certains sont peu connus en pratique.


PERFECTIONNEMENT DE LA FORME
La Forme de base en 3 parties est complètement réétudiée avec les six principes internes.

Les mouvements du premier apprentissage sont conservés et s’enrichissent successivement des principes internes de base, ainsi que bien d’autres éléments qui les transforment subtilement mais complètement.

FORME YIN YANG:
Reconnaître les éléments qui font que tel mouvement est plutôt Yin ou plutôt Yang, ce qui est déterminant pour la hauteur des flexions, la respiration et bien d’autres aspects.

CHI FORM DES BRAS :
Apprentissage des spirales de bras, présentes dans le moindre mouvement ; c’est un niveau très technique qui amplifie les actions et sera déterminant pour le souffle interne (respiration inversée ou taoïste).

FORME DES MOUVEMENTS DU CENTRE :
Il s’agit de mettre en relation par des mouvements très fin le centre ou Tan Tien (et non les hanches) avec les bras ou les jambes suivant les actions, ainsi qu’avec le souffle.

CHI FORM DES JAMBES :
Comme les bras, les jambes obéissent à « l’enroulé » léger de tous les os et les muscles du corps et participent ainsi puissamment aux actions et au souffle : on respire « avec les jambes ».

YIN YANG TÊTE-MAINS :
Une opposition complémentaire qui, une fois acquise, ne se voit pas mais érige l’axe et complète le « haubanage » du corps.

FORME DU SOUFFLE INTERNE :
La réunion des éléments précédents permet la respiration que Me CHU appelle « Internal brathing » dite aussi inversée ou paradoxale (respiration taoïste) et cependant tout à fait naturelle. Cette respiration spécifique agit fortement sur les actions et la qualité de « présence » du pratiquant. Le Yi (l’intention) guide l’énergie produite par le souffle interne et permet des actions toujours douces mais étonnamment puissantes.

Plus les éléments annexes mais cependant important : les balles de mains et de pieds, les formes composées, et les exercices de souffle interne en solo ou avec partenaire à vérifier individuellement par l’enseignant.
Les roues de bras et de jambes (ce ne sont pas les spirales) ainsi que des subtilités dans l’usage des pieds, des mains et des doigts complètent cet ensemble technique. il n’y a pas de limite à la progression possible.

Sont enseignés aussi sur une longue durée
> Epée et sabre de Taï Chi, en solo et en face à face

> les différents Tui Shou (poussée des mains) qui permettent de « jouer » souplement avec un partenaire en testant ainsi les mouvements de la Forme sans que ce soient des forcément des applications de martiales.

> la Forme en face à face en contact avec un partenaire, bonne préparation à des actions plus intenses (« Fighting Form »).

> le Da Lu  ou « grand tirer » en diagonale, où l’on se déplace dans plusieurs directions en contact avec un partenaire en utilisant des mouvements de la Forme.

> les applications des mouvements,  utilisant les principes internes et les nombreuses techniques « cachées » dans la Forme : c’est l’aspect martial, le « Chuan » du Tai Chi Chuan (niveau compréhension ou niveau self defense).

Il est difficile pour des non-pratiquants de croire cela, mais ces applications ne fonctionnent que si, malgré la vitesse nécessaire, elles gardent leur qualité de douceur qui permet la puissance du souffle et donc l’efficacité.

> l’assise en silence, surtout pendant certains stages. Pratique de position rigoureuse mais détendue et de « présence », soutenue au bout d’un certain temps par la respiration inversée.

La puissance douce obtenue est utilisée avec des partenaires dans le “chuan” du Taï chi chuan, c’est-à-dire dans les tui shou (poussées des mains), les applications possibles de tous les mouvements, et aussi dans l’apprentissage de deux des armes traditionnelles, le sabre et l’épée.
La pratique de la Forme acquise est également une méditation en mouvement.
Paradoxe apparent : une action réussie, même rapide, est aussi un bref instant de présence, de méditation.

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