PROGRAMME « AVANCÉS »

Ces cours et week-ends, dirigés par Yves BLANC, concernent les pratiquants ayant bien mémorisé la Forme de base du style Yang originel, avec un bon niveau d’exécution et ayant commencé la poussée des mains.
Parfois, des personnes venant d’un Tai Chi Yang différent veulent accéder directement à ces cours mais un essai leur montre que ce n’est pas possible sans un recyclage dans notre Forme car le perfectionnement par les principes internes demande certaines caractéristiques techniques dans l’exécution des mouvements.
Cependant, ce recyclage n’est pas si difficile car il s’agit toujours de Tai Chi Chuan.


PERFECTIONNEMENT DE LA FORME
La Forme de base en 3 parties est complètement réétudiée avec les six principes internes.

Les mouvements du premier apprentissage sont conservés et s’enrichissent successivement des éléments internes qui les transforment subtilement mais complètement.

FORME YIN YANG:
Reconnaître les éléments qui font que tel mouvement est plutôt Yin ou plutôt Yang, ce qui est déterminant pour la hauteur des flexions, la respiration et bien d’autres aspects.

CHI FORM DES BRAS :
Apprentissage des spirales de bras, présentes dans le moindre mouvement ; c’est un niveau très technique qui amplifie les actions et sera déterminant pour le souffle interne (respiration inversée ou taoïste).

FORME DES MOUVEMENTS DU CENTRE :
Il s’agit de mettre en relation par des mouvements très fin le centre ou Tan Tien (et non les hanches) avec les bras ou les jambes suivant les actions, ainsi qu’avec le souffle.

CHI FORM DES JAMBES :
Comme les bras, les jambes obéissent à « l’enroulé » léger de tous les os et les muscles du corps et participent ainsi puissamment aux actions et au souffle : on respire « avec les jambes ».

YIN YANG TÊTE-MAINS :
Une opposition complémentaire qui, une fois acquise, ne se voit pas mais érige l’axe et complète le « haubanage » du corps.

FORME DU SOUFFLE INTERNE :
La réunion des éléments précédents permet d’apprendre une respiration dite aussi inversée ou paradoxale (respiration taoiste) et cependant tout à fait naturelle. Cette respiration spécifique agit fortement sur l’intensité des actions et la qualité de « présence » du pratiquant.

Plus les éléments annexes mais cependant important : les balles de mains et de pieds, les formes composées, et les exercices de souffle interne en solo ou avec partenaire à vérifier individuellement par l’enseignant.
Les roues de bras et de jambes (ce ne sont pas les spirales) ainsi que des subtilités dans l’usage des pieds, des mains et des doigts complètent cet ensemble technique.

Sont enseignés aussi sur une longue durée
> Epée et sabre de Tai Chi, en solo et en face à face

> les différents Tui Shou (poussée des mains) qui permettent de « jouer » souplement avec un partenaire en testant ainsi les mouvements de la Forme sans que ce soient des applications de combat.

> la Forme en face à face en contact avec un partenaire, bonne préparation à des actions plus intenses (« Fighting Form »).

> le Da Lu  ou « grand tirer » en diagonale, où l’on se déplace dans plusieurs directions en contact avec un partenaire en utilisant des mouvements de la Forme.

> les applications des mouvements,  utilisant les principes internes et les nombreuses techniques « cachées » dans la Forme : c’est l’aspect martial, le « Chuan » du Tai Chi Chuan (niveau compréhension ou niveau self defense).

Il est difficile pour des non-pratiquants de croire cela, mais ces applications ne fonctionnent que si, malgré la vitesse nécessaire, elles gardent leur qualité de douceur qui permet la puissance du souffle et donc l’efficacité.

> l’assise en silence, surtout pendant certains stages. Pratique de position rigoureuse mais détendue et de « présence », soutenue au bout d’un certain temps par la respiration inversée.

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